Cyberattaques PME : pourquoi vous êtes (vraiment) dans le viseur des cybercriminels ?
Les cyberattaques ne ciblent plus uniquement les grands groupes ou les institutions publiques. Depuis quelques années, ce sont les petites et moyennes entreprises qui en font les frais. Et les chiffres en cybercriminalité sont sans appel : près d’une TPE et PME sur deux a déjà été victime d’une cyberattaque en France. La bonne nouvelle ? Vous pouvez limiter ces risques cyber. Et ce, sans exploser le budget, simplement en évitant certaines erreurs courantes et en appliquant des gestes de cybersécurité de base. Pourquoi les PME sont devenues les cibles favorites des hackers ? Quelles sont les conséquences d’une telle attaque ? Quelles sont les menaces informatiques les plus fréquentes ? Et surtout, comment vous protéger efficacement ou réagir face à ce risque réel et croissant ? Toutes les réponses sur les cyberattaques PME au sein de cet article.
Pourquoi les PME sont des cibles privilégiées ?
On a tendance à penser que les cybercriminels s’attaquent uniquement aux multinationales ou aux banques. Pourtant, dans la réalité, les PME sont devenues une cible de choix. Et pour les hackers, c’est même du “business facile”.
Des moyens de défense limités
Les grandes entreprises disposent souvent d’un programme de sécurité structuré, d’équipes dédiées à la cybersécurité, de logiciels coûteux et de procédures de réponse bien rodées. Côté PME ? Elles font avec les moyens du bord et peinent à maintenir un niveau de sécurisation suffisant. Peu de maturité cyber, pas d’expert en sécurité informatique, aucune démarche proactive… Résultat : les failles de sécurité sont nombreuses, la protection des données faible, et les pirates le savent.
Une fausse impression d’invisibilité
“Pourquoi s’en prendraient-ils à nous ? On n’a rien d’intéressant.” C’est une réaction fréquente. Pourtant, toutes les entreprises détiennent un grand nombre de données sensibles : fichiers clients, informations bancaires, accès à des systèmes partenaires, etc.
Par ailleurs, les pirates ne ciblent pas toujours une organisation en particulier. Ils automatisent les attaques, en envoyant des vagues de phishing ou en exploitant des failles connues sur des milliers de sites à la fois. Et une simple faille de sécurité suffit à déclencher une cybermalveillance automatisée.
Quelques chiffres clés
Les petites et moyennes entreprises sont particulièrement vulnérables aux cyberattaques :
- Les pirates informatiques peuvent pénétrer dans au moins 93 % des réseaux d’entreprise (Betanews)
- 53 % des entreprises ont subi une attaque en 2023, comparativement à 48 % l’année précédente (Rapport Hiscox 2023)
- Seules 14 % des petites entreprises considèrent que leur dispositif de cybersécurité est très efficace (CyberSecurity Magazine)
-
Assistance 7j/7 8h – 20h
-
Interventions sur sites illimitées
-
Hotline et télémaintenance illimitées
-
Equipe dédiée à votre compte
-
Supervision proactive du parc informatique 24h/24, 7j/7
-
Installation de nouveaux postes incluse
-
Antivirus professionnel inclus
-
Conseils et suivi par nos ingénieurs spécialisés
-
Nous sommes certifiés ISO9001:2015
-
Accéder à un SOC (Security Operations Center) 24j/24, 7j/7 pour une surveillance continue
de
support 7j/7
Quelles sont les conséquences d’une cyberattaque ?
Perte financière
Première claque : l’impact financier. Un incident de sécurité entraîne souvent une interruption d’activité pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Sites web indisponibles, outils internes inaccessibles, commandes bloquées… Tout pour un chiffre d’affaires en baisse.
Par ailleurs, si vous êtes victime d’un ransomware, il faudra aussi gérer la demande de rançon. Certains pirates réclament plusieurs milliers d’euros, sans aucune garantie de restitution des données.
Enfin, gardons en tête les coûts de récupération : faire appel à un expert en cybersécurité, restaurer les sauvegardes (quand elles existent), acheter de nouveaux outils plus sûrs, etc.
Selon une étude Hiscox 2023, le coût moyen d’une cyberattaque pour une PME est d’environ 50 000 €. La perte de valeur économique est énorme.
Atteinte à la réputation
Une entreprise victime d’un vol de données ou d’une interruption de service voit rapidement la confiance de ses utilisateurs, clients et partenaires s’éroder. “Peut-on encore leur confier nos informations personnelles ?”, c’est une question que vos prospects ou collaborateurs pourraient bien se poser.
Sans compter qu’aujourd’hui une mauvaise gestion d’un incident peut vite faire le tour des réseaux sociaux. Un témoignage négatif ou une notification de violation peut ternir durablement l’image d’une entreprise. Être transparent, réactif et bien préparé peut, en revanche, limiter la casse.
Risques juridiques
Depuis l’entrée en vigueur du RGPD, les entreprises ont l’obligation de protéger les données personnelles qu’elles collectent. En cas de fuite de données, vous devez ainsi :
- notifier les autorités comme la CNIL sous 72h,
- prévenir les personnes concernées,
- et potentiellement faire face à des sanctions financières si vous êtes jugé négligent.
En 2023, plusieurs PME ont écopé d’amendes de plusieurs milliers d’euros pour mesures de sécurité numérique jugées “minimales”.
Liquidation judiciaire
Les trois précédentes conséquences peuvent mettre en péril une structure fragile, voire la pousser à sa perte. En France, 60 % des PME ayant été victimes de cyberattaques mettent la clé sous la porte dans les 18 mois qui suivent. Une cyberattaque peut donc être un point de non-retour, surtout en l’absence de plan de continuité.
Quelles sont les menaces et attaques informatiques les plus fréquentes ?
Attaques de type DoS et DDoS
L’attaque par déni de service distribué consiste à submerger un serveur ou un site web avec un flot massif de requêtes. L’objectif ? Le rendre indisponible. Résultat : votre site e-commerce devient inaccessible, votre messagerie interne plante… Bref, votre activité est paralysée.
Phishing (hameçonnage)
C’est le piège préféré des cybercriminels. À tel point que 30 % des petites entreprises considèrent aujourd’hui le hameçonnage comme leur plus grande menace cybernétique. Mais de quoi s’agit-il concrètement ?
Le phishing consiste à envoyer des emails frauduleux qui imitent des communications officielles afin d’inciter les victimes à divulguer des informations sensibles. L’arnaque est bien faite, l’email paraît crédible… Et en un clic malheureux sur une pièce jointe ou un lien malveillant vous transmettez vos identifiants, vos mots de passe ou l’accès à vos comptes.
Fraude au président
Dans le même style que l’attaque précédente, on retrouve la fraude au président. Le principe ? Un pirate se fait passer pour un dirigeant ou un cadre de l’entreprise et demande en urgence un virement important. Exemple : “Je suis en réunion, fais vite ce virement de 23 000 € à ce fournisseur.” Le message est souvent bien rédigé, le ton crédible et l’adresse mail usurpée ou très proche de la véritable. Bref, tout pour s’y méprendre sans campagne de sensibilisation des employés.
Ransomware (rançongiciel)
Les logiciels rançonneurs ont augmenté de 435 % depuis 2020. Ces derniers chiffrent alors vos fichiers, bloquent l’accès à vos données et vous réclament une rançon pour vous les restituer. Les dommages causés par une attaque informatique type rançongiciel et le paiement des rançons à l’échelle mondiale ? Plus de 20 milliards de dollars. Ce chiffre devrait atteindre plus de 265 milliards d’ici à 2031.
Et même après paiement, rien ne garantit que vous récupérerez vos données. Des recherches sur les victimes connues de ransomware montrent que si 32 % d’entre elles paient la rançon, elles ne récupèrent en moyenne que 65 % de leurs données.
Malware et virus (logiciel malveillant)
Sous cette catégorie se cachent une multitude de menaces : virus, chevaux de Troie, keyloggers, logiciels espions… Elles peuvent alors :
- voler discrètement vos données,
- ouvrir des portes d’entrée aux pirates,
- ou dégrader les performances de vos systèmes.
Parfois, vous ne vous apercevez de leur présence que bien trop tard.
Attaques par force brute
Cette méthode consiste à tester automatiquement des milliers de combinaisons de mots de passe jusqu’à trouver le bon. Les hackers utilisent alors des logiciels spécialement conçus pour ça, qui tournent en boucle à toute vitesse. Et si vos mots de passe sont simples ou réutilisés, vous êtes une cible idéale.
Ces attaques visent souvent :
- les boîtes mail professionnelles,
- les interfaces d’administration (site web, serveur, CRM…),
- ou encore les comptes de stockage en ligne (type Google Drive ou Dropbox).
Comment mettre en place une stratégie de cybersécurité efficace ?
Campagne de sensibilisation et formation
À ce jour, l’erreur humaine est responsable de 90 % des cyberattaques. Un clic sur un lien frauduleux, un mot de passe trop simple, un document sensible envoyé sans vérification… Et c’est la porte ouverte aux ennuis. La formation des employés est donc d’une importance vitale.
Voici ce qui fonctionne bien :
- Campagne de sensibilisation des utilisateurs
- E-learning avec une formation à distance
- Ateliers pratiques en petit groupe
- Simulation d’attaques (ex : faux mails de phishing)
- Quiz réguliers pour ancrer les réflexes
- Charte ou politique interne de cybersécurité, claire et partagée
L’objectif n’est pas de faire de vos collaborateurs des experts en sécurité, mais de les aider à développer les bons réflexes du quotidien.
Mesures préventives 100 % gratuites
Voici les bons réflexes afin de prévenir les principaux risques et de fermer les portes aux intrus avant qu’ils ne frappent :
- Mises à jour régulières : les mises à jour des logiciels corrigent des failles exploitées par les pirates.
- Sauvegardes régulières et automatisées : idéalement sur un support externe déconnecté ou dans le cloud sécurisé.
- Limitation des droits d’accès : chacun n’a accès qu’aux données dont il a besoin. Et surtout, pas de compte partagé ni de mots de passe uniques pour toute l’équipe.
Ces gestes simples (et gratuits) peuvent bloquer une majorité des attaques opportunistes.
Mesures préventives technologiques
Voici quelques outils incontournables à adopter dès aujourd’hui :
- Antivirus / antimalware : première ligne de défense contre les fichiers infectés et logiciels malveillants.
- Pare-feu (firewall) : il filtre ce qui entre et sort de votre réseau. Un indispensable pour surveiller l’activité suspecte.
- VPN (réseau privé virtuel) : il sécurise les connexions à distance (notamment pour le télétravail), en masquant les données échangées.
Ces outils existent aussi en version “tout-en-un”, souvent adaptés aux PME. Et certains prestataires proposent des solutions sur mesure sans exploser votre budget.
Plan de continuité d’activité (PCA)
Même avec toutes les protections du monde, le risque cyber zéro n’existe pas. Il est donc essentiel d’anticiper l’éventualité d’un incident majeur. Un PCA, c’est un peu votre plan B. Il doit inclure :
- Une procédure de sauvegarde et de restauration des données, à suivre dès la détection de l’attaque ;
- Une liste des interlocuteurs clés à mobiliser en cas de crise (DPO, prestataire, ANSSI, assurance…) ;
- Des procédures d’urgence (travailler depuis un autre site, reprendre l’activité partiellement, communiqué de presse…).
Un PCA bien pensé permet de reprendre l’activité plus vite et avec moins de casse, en cas d’attaque ou d’incident technique.
Pour aller plus loin, découvrez notre article complet sur le sujet : Comment sécuriser un réseau informatique ?
Comment réagir en cas de cyberattaque ?
Procédure d’urgence en 4 phases
Une cyberattaque doit être traitée comme une urgence opérationnelle. Voici le plan type recommandé par les experts en cybersécurité :
1- Détection
Repérez les signes d’alerte : ralentissements anormaux, messages de rançon, comportements étranges sur vos systèmes, plaintes de clients ou d’utilisateurs… Plus vite vous repérez l’anomalie, plus vous limitez les dégâts.
2- Confinement
Le but ici est de stopper l’attaque en cours. Déconnectez les machines infectées du réseau, bloquez les accès distants, désactivez certains comptes si besoin… Surtout, ne redémarrez pas immédiatement les systèmes, cela pourrait aggraver la situation.
3- Éradication
Une fois le périmètre sécurisé, il faut éliminer la menace. Cela peut impliquer la suppression de fichiers malveillants, le nettoyage des systèmes, la réinitialisation des accès… À ce stade, il est fortement recommandé de faire appel à un professionnel.
4- Récupération
C’est l’heure de la reconstruction ! Restauration des données depuis les sauvegardes, redémarrage progressif des systèmes, vérifications de sécurité… Profitez-en pour documenter tout l’incident, ça servira pour la suite (et pour votre assurance).
Assistance professionnelle
Dès les premières minutes, entourez-vous pour faire face à l’attaque. Voici les contacts utiles et les rôles de chacun :
- Un prestataire en cybersécurité : Il peut analyser l’attaque, sécuriser vos systèmes et vous guider dans les actions techniques. Si vous n’avez pas de prestataire attitré, certaines plateformes proposent des services d’urgence en ligne.
- L’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) : Pour les attaques graves ou à grande échelle, l’ANSSI peut fournir un accompagnement technique, notamment si l’attaque touche à des services sensibles.
- La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) : Si des données personnelles ont été compromises, vous avez l’obligation de le déclarer sous 72h.
- Votre assurance cyber : De plus en plus de PME souscrivent à une cyberassurance. Elle peut couvrir les frais d’intervention, les pertes d’exploitation, les demandes de rançon, les actions juridiques éventuelles… Contactez-la immédiatement pour activer la prise en charge !
Pensez aussi à porter plainte auprès de la gendarmerie ou de Pharos ! C’est un élément clé de la cyber résilience.
Cyberattaques PME, conclusion
Les PME sont aujourd’hui des cibles de premier choix pour les cybercriminels. Pourquoi ? Car elles sont nombreuses, souvent mal préparées, peu protégées et mal informées.
Et pourtant… Près d’une PME sur deux a déjà été attaquée, le coût moyen d’un incident frôle les 50 000 € et une cyberattaque peut entraîner la perte de données, de clients, de revenus, voire conduire à la fermeture définitive de l’entreprise.
Mais la bonne nouvelle, c’est que vous avez les moyens d’agir en :
- Formant vos équipes,
- Mettant en place des mesures préventives simples (et gratuites),
- Adoptant des outils adaptés à votre structure,
- Préparant un plan de réponse clair en cas de crise.
Et surtout, vous n’êtes pas seul : des partenaires experts comme ITAIA sont là pour vous accompagner pas à pas. Diagnostic, mise en sécurité, solutions sur mesure… Avec notre équipe, chaque démarche est adaptée aux enjeux de la cybersécurité, à votre usage, à votre niveau de maturité. Bref, à votre organisation.
Découvrez les solutions cybersécurité PME proposées par ITAIA !